Dsl pour le retard j'ai pas trop le temps en ce moment pour m'occuper du sky
Bref:
Rafael Nadal (n°2) a sorti le match parfait, samedi à Indian Wells, face à l'Américain Andy Roddick (n°3) afin de se qualifier en 1h13' pour la première finale de sa saison (6-4, 6-3). L'Espagnol jouera désormais le titre du Masters Series face au Serbe Novak Djokovic (n°12), qui a dominé ensuite l'Ecossais Andy Murray (n°13) encore plus facilement (6-2, 6-3).
«Nadal est mon favori. Il a l'expérience des finales de Masters Series. S'il joue à son niveau, il gagnera. Mais s'il est un peu en dessous, Djokovic peut très bien créer la surprise», a résumé Murray après sa correction en moins d'une heure face au Serbe. A sa décharge, le Britannique n'a pas pu défendre correctement ses chances en raison d'une cheville douloureuse. A l'inverse, Djokovic se réjouit d'être arrivé en finale et de défier le Majorquin. «Cette finale signifie beaucoup de choses pour moi. C'est le premier Masters Series de l'année et je suis déjà en finale. Tout le monde est prêt pour ce tournoi et je suis là en finale. Cela me donne une confiance énorme (...). Maintenant, je joue le N.2 mondial en finale, alors je vais y aller pour mon jeu. Nadal est un compétiteur hors pair, il est à l'aise sur cette surface qui rebondit beaucoup. Mais on verra.»
Le duel Nadal-Roddick promettait beaucoup sur le papier, il a en partie tenu ses promesses sur le terrain. Rentrés tout de suite dans le match, les deux joueurs ont vite annoncé la couleur : des aces pour Roddick, de gros coups droits giclant sur le revers adverse pour Nadal. L'Américain savait que les longs échanges ne tourneraient pas en sa faveur alors il s'est appuyé sur son service, et a tenté de prendre le filet dès que possible.
Tactique osée mais qui a pris l'eau devant le réalisme implacable du double vainqueur de Roland-Garros. 84% de premières balles, aucune balle de break à sauver : ce ne sont pas les statistiques de Roddick, mais de Nadal. Le monde à l'envers. Avec 58% de premiers services et 16 aces, Roddick avait mis en place sa seule arme de survie, mais elle ne fut pas suffisante. L'Espagnol a rapidement trouvé la clé en retour, s'est ensuite régalé par des coups droits décroisés incisifs et a constamment pourfendu son adversaire en passing.
La sérénité de Nadal
Nadal a toujours semblé en contrôle. Le break réalisé puis confirmé dans la première manche (4-2) lui a donné l'oxygène et la confiance nécessaires pour marteler le revers de Roddick et sortir des accélérations redoutables en coup droit le long de la ligne. Roddick s'est souvent retrouvé à trois mètres de la balle, impuissant. Incapable de lire les trajectoires de l'Espagnol, incapable de se montrer suffisamment adroit à la volée pour éviter les passings, Roddick a fini par rendre les armes, tête basse. «Quand je le regardais jouer ces six derniers mois, il jouait plus sur la défensive. Mais aujourd'hui il s'est montré très agressif. Je ne me suis jamais senti à l'aise» a reconnu Roddick.
Nadal a en fait su neutraliser les meilleurs coups de l'Américain : son service et son coup droit. Mal à l'aise sur les balles liftés de l'espagnol, Roddick n'a jamais trouvé la clé et n'a pas pu installer son jeu agressif. Il s'est agacé, avant de se résigner sous les yeux de son coach Jimmy Connors. Toujours aussi loin de la balle et de la ligne de fond dans la seconde manche, tellement moins créateur et inspiré que Nadal, Roddick a perdu son service d'entrée pour se retrouver rapidement distancé (1-3).
La sérénité était dans le camp espagnol et elle y est restée. Solide sur un service qui a grandement progressé, Nadal n'a jamais été inquiété. A 5-3, service Roddick, le n°2 mondial a sorti deux derniers missiles en coup droit le long de la ligne pour s'offrir une balle de match. Une dernière volée dans le filet de Roddick a alors envoyé l'Espagnol en finale. Alors que le vainqueur levait les bras au ciel et saluait le public, l'Américain ne s'attardait pas et rentrait au vestiaire, sonné. Nadal, lui, n'était plus qu'à une victoire de son premier titre de la saison, histoire de signer définitivement son retour au sommet. «J'ai joué un match plein, le meilleur de ma saison. J'avais prévenu au début du tournoi que j'étais au meilleur de ma forme depuis ces six derniers mois. C'est l'un des meilleurs joueurs du monde alors cette victoire est vraiment très bonne pour moi» s'est réjoui le vainqueur du jour. (Avec AFP)